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Cas d'usage3 min de lecture6 août 2026

Freelance : comment livrer une app client en orchestrant l'IA

Cadrage, forfait, revue, recette. Ce qui change quand vous livrez pour un client — pas pour vous — avec Cursor et Claude Code.

Orchestrer pour soi, c'est confortable : vous savez ce que vous vouliez. Orchestrer pour un client, c'est un autre métier. Le code n'est plus le risque n°1. Le risque, c'est le périmètre, la recette, et le vendredi où le client dit « je voyais ça autrement ».

Voici le mode opératoire qu'on entraîne en Bootcamp et qu'on serre en Mentorat.

Avant de toucher Cursor

Une page, signée (email suffit) :

  • Une phrase de résultat (« un espace client où X télécharge Y »).
  • Trois écrans max pour la v1.
  • Ce qui est hors v1 (mobile natif, multi-langue, le CRM magique).
  • Recette : 3 scénarios cliquables, pas « on verra ensemble ».

Sans ça, l'agent va construire ce que vous avez compris, pas ce que le client paie. Orchestrer commence au cadrage, toujours.

Forfait, pas régie au token

Vous ne facturez pas les tokens Cursor. Vous facturez un livrable. L'IA baisse votre temps : tant mieux, ce n'est pas une remise automatique. Ce que vous vendez, c'est la conduite + la mise en ligne + 15 jours de correctifs bornés.

Si le client veut « une petite modif » hors page, c'est un avenant. L'agent rend les petites modifs faciles à commencer et faciles à sous-estimer. Votre job est de dire non ou de recadrer, pas de « lancer l'agent vite fait ».

Pendant : une branche, une intention, une démo

Même rythme que la première semaine Cursor, mais public : chaque semaine, une URL preview (Vercel) et trois puces « fait / pas fait / décidé plus tard ». Pas de démo locale sur votre machine. Pas de « ça marche chez moi ».

Les garde-fous ne sont pas optionnels en mission : auth, paiement, données client. Vous relisez ça à la main. Le reste, vous skimmez.

Recette

Les trois scénarios de la page de cadrage, joués par le client, pas par vous. S'il n'arrive pas à les jouer, ce n'est pas recetté. « C'est joli » n'est pas une recette.

Ensuite seulement : accès prod, DNS, facture finale. La stack (Supabase, Vercel) est faite pour ça — un handover que lui peut cliquer, même s'il n'orchestrera jamais.

Ce que vous ne faites pas

  • Promettre « on branche l'IA sur tout le SI » en v1. C'est un POC de lab, autre contrat, autre risque.
  • Livrer sans repo, sans accès, sans variables d'env documentées. Vous seriez l'agence dont vous ne vouliez pas.
  • Disparaître le jour du go-live. 15 jours de correctifs bornés (bugs de la v1, pas de nouvelles idées).

Si vous n'avez jamais livré pour un tiers

Ne vendez pas une marketplace. Vendez un outil interne simple, un site + un formulaire + un tableau, un petit espace membre. Un cas guidé, c'est le Discovery. Un cas votre premier client, c'est le Bootcamp + le suivi. Le Mentorat existe pour les missions où ça commence à sentir le vrai (périmètre qui bouge, client anxieux, auth déjà en prod).

L'IA ne vous remplace pas vis-à-vis du client. Elle vous remplace sur la frappe. La relation, le cadre, le non — c'est encore vous. C'est même plus visible qu'avant.

Passer de la lecture à la pratique ?

Bootcamp puis Mentorat — tenir une mission client de bout en bout